La vallée a connu une histoire médiévale intense à travers des guerres et des luttes de pouvoir entre le Duc de Normandie futur roi d’Angleterre et le roi de France qui se disputait le Vexin, riche territoire agricole.
Une multitude de place forte a d’ailleurs été construite à cette époque. Cette histoire tumultueuse a fait place à une accalmie pendant les siècles à venir.
La vallée a ainsi échappé au tumulte de la révolution française et à la révolution industrielle permettant la préservation d’un patrimoine historique riche.
Les origines
Venues du centre de l’Europe, les populations celtiques s’implantent le long de l’Oise (Parmain, Mériel, Vauréal, Jouy-le-Moutier, etc). La forêt couvre d’immenses espaces dont les 3 massifs actuels de Montmorency, de l’Isle-Adam et Carnelle sont des vestiges celtiques.
Toutes ces petites agglomérations humaines vivent de la culture et de l’élevage, travaillent les métaux et l’argile, tissent les fibres animales et végétales, ont le culte des morts, dont les dolmens et allées couvertes nous donnent encore aujourd’hui l’enseignement.
Mais venues du Sud-Est, les troupes romaines arrivent.
Aucune résistance importante ne s’est manifestée face aux légions de César. Les Romains imposeront leur manière de vivre, leurs coutumes, leur réglementation, en douceur, tant et si bien que les villae gallo-romaines qui commercent avec des pays réputés lointains eu égard aux modes de déplacement d’alors, devront plus à la civilisation gauloise.
Autour d’une cour centrale, la villa regroupe l’habitation du propriétaire, des thermes, des ateliers, granges, étables, bergeries, écuries, celliers et tous autres bâtiments fonctionnels, y compris l’habitation de la trentaine de paysans qui travaillaient le sol. Une culture nouvelle, favorisée par l’abondance orientés vers le Sud ou vers l’Est : la vigne. Et, avec elle, très tôt, la production du vin enrichit les installations rurales.
Commencent ensuite les invasions des Hommes du Nord, ces « Normands » qui sèment terreur et ravages tout au long de la Seine et de ses affluents dont l’Oise. Le roi Charles-le-Simple fait la paix avec les Normands et signe le traité de Saint-Clair-sur-Epte.
Mais la paix ne dure pas : les guerres du Xème siècle n’arrangent rien, et c’est entre l’an 1000 et l’an 1200 que se règlent les comptes, à coups d’incendies, d’assauts, de revanches, de pillages, de surprises, de fausses justifications, de défis.
L'histoire médiévale
La vallée de l’Oise fait partie de l’ancienne province du Vexin qui fut scindée en 2 par le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911) : le Vexin normand au Duché de Normandie, bientôt Royaume d’Angleterre et le Vexin français au Royaume de France.
Pontoise est la capitale historique du Vexin français. Elle est considérée comme place-forte frontalière, avec son château royal, ses remparts, ses troupes et la protection naturelle de l’Oise.
La Vallée durant tout le Moyen-Age aura une vie tumultueuse. Raids, guerres, pestes noires, jacqueries, rien ne lui sera épargnée. C’est pendant cette période que les châteaux forts et abbayes seront édifiés.
C’est au XIIIème siècle que se créent bon nombre d’abbayes dont l’Abbaye de Maubuisson créée par Blanche de Castille, mère de Saint Louis.
Les guerres de religion seront dûment ressenties. Pontoise, aux mains des Ligueurs, subit le siège des armées réunies du roi de France et du roi de Navarre, se rend après un bombardement d’artillerie qui détruit de fond en comble l’église Notre-Dame.
L’arrivée du 1er train et des premiers peintres.
Dans le dernier ¼ du XIXème siècle, une révolution artistique trouve une part de son expression dans la vallée de l’Oise : l’Impressionnisme.
Entre 1840 et 1890, l’univers de la peinture occidentale se transforma totalement.
En 40 ans, les peintres se libèrent des règles artificielles, étroites et tout-à -fait abstraites d’une tradition académique symbolisée par les Salons, leurs récompenses et leur hiérarchie.
Par la qualité exceptionnelle des hommes qui se sont succédés et mutuellement influencés à travers un dynamisme d’entraide demeuré unique, Auvers-sur-Oise explique l’explosion de la peinture française avant celle de la peinture mondiale à la fin du XIXème siècle.
Dès 1840, des critiques d’art commencèrent à déplorer que le goût de « l’impression » viennent gâter parfois la perfection de l’exécution finale dans les tableaux de certains paysagistes célèbres.
Ils décélèrent ce même bizarre défaut chez Corot et Daubigny devenus entretemps des vedettes internationales de l’art.
Ce fut alors la longue marche l’impressionnisme, de 1863 jusqu’en 1874.
Pourquoi Auvers-sur-Oise ? Tout simplement car depuis 1869, le train y vient directement de Paris et que les sites d’eau, de verdure et de marques de l’industrie naissante y abondent.
A moins d’une heure de Paris et de la gare du Nord, chaque dimanche c’est une ruée. Des familles d’artistes s’installent à demeure.
La 1ère exposition indépendante du groupe fut en grande partie préparée à Auvers et à Pontoise.
A Auvers, Cézanne habitait près de M. et Mme Gachet chez qui il allait travailler et à Pontoise où résidait la famille Pissarro.
Comme Corot et Daubigny, Cézanne et Pissarro s’influencèrent réciproquement.
Quelques années plus tard, Gauguin vint aussi chercher à Pontoise et Auvers la confirmation de sa vocation.
Pour Cézanne et lui, la vielle route entre Pontoise et Auvers a représenté la naissance d'une nouvelle forme d’art. Pour Van Gogh, le même chemin symbolisera l’achèvement. L’art du XXème siècle, avec les fauves, les cubistes, les abstraits le chapitre Auvers et Pontoise est dépassé.























