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7eme art et  lieux de  tournage

Depuis le début des années 1950, les productions ont peu à peu quitté les studios trop ruineux pour investir les décors naturels. Les tournages en extérieurs se sont donc succédés à un rythme accéléré au point de prendre place dans chaque petit village, chaque petit coin tranquille. Près d'un siècle après les Impressionnistes, les cinéastes ont ainsi suivi le même chemin en parcourant la vallée de l'Oise à la recherche de lieux rêvés. Comme Monet, Pissarro ou Van Gogh avant eux, ils se sont particulièrement intéressés à ses bords de l'eau et à sa lumière si singulière, à ses sites protégés ou ses lieux résidentiels, voire industriels. Entre campagne et ville nouvelle, les réalisateurs ont su y mettre en scène presque tous les genres – westerns mis à part - de la comédie au polar, du drame psychologique à la reconstitution historique. Voici une petite promenade cinématographique qui vous emmène de Cergy à Beaumont-sur-Oise, en passant par Auvers et L'Isle-Adam. Silence, on tourne !

Description du circuit "7eme art et lieux de tournage"

Commencez donc par la plage de l’Isle-Adam qui a su attirer le Tout-Paris depuis le début du XXème siècle. Dès 1930, Julien Duvivier pose sa caméra au pied du Cabouillet pour y filmer le repos dominical des salariés du « Bonheur des Dames », le grand magasin cher à Emile Zola. Enfant, c’est dans une colonie de vacances de Parmain que Claude Lelouch a passé l’essentiel de ses étés. Il fréquentait alors quotidiennement la plage. C’est pourquoi, plus tard il a profité de la ressemblance de cette dernière avec celle de Deauville pour y mettre en scène Michel Piccoli, Annie Girardot, Jean-Louis Trintignant et Françoise Fabian dans Partir, revenir (1985) et Jean-Paul Belmondo dans les Misérables du XXème siècle (1995)..

En chemin pour Méry-sur-Oise, les promeneurs cinéphiles s’arrêteront au musée Jean Gabin de Mériel. Un lieu unique entièrement dédié au plus grand acteur français, qui explique de manière didactique autant que passionnante combien l’enfance du P’tit gars des bords de l’Oise a influencé pour toujours sa vie et sa carrière : ses amours pour les trains, les chevaux, la terre et les sports.  De la pipe et le pardessus de Maigret, tout un parcours d’1h30 lui est entièrement consacré.

Si l’Abbaye Notre-Dame du Val ne se visite que sur rendez-vous, impossible néanmoins d’occulter tous les films qui l’ont pris comme cadre, le plus célèbre étant Jeux interdits (René Clément, 1952) où l’intérieur de l’édifice a été transformé en dortoir. Mais c’est pour la télévision que ce joyau va obtenir ses plus beaux  et plus longs rôles, avec Les rois Maudits, version Josée Dayan (2005).

« A Auvers-sur-Oise, je m’étendis sur un lit dans la petite chambre qu’il avait occupée au-dessus d’un café et en regardant par la fenêtre, je voyais ce qu’il avait vu : la ville avec tous ses drapeaux, telle qu’il l’avait peinte. Nous habillâmes les paysans du cru avec les vêtements de l’époque : ils avaient l’air sortis d’un de ses tableaux. »Ce témoignage de Kirk Douglas évoque parfaitement combien l’acteur américain a été profondément marqué par le rôle du peintre néerlandais dans la vie passionnée de Vincent van Gogh (Vincente Minnelli, 1956). Il lui fallut plusieurs semaines pour se détacher du personnage. Aujourd’hui l’Auberge Ravoux continue de perpétuer la tradition en attirant régulièrement les productions cinématographiques. Jean-Pierre Jeunet y a mis en scène Audrey Tautou dans Un long dimanche de fiançailles. En chemin pour Valmondois, les promeneurs s’arrêteront devant le café de Butry-sur-Oise, situé dans la Grande-rue, en pensant à Yvonne Printemps, l’ancienne égérie de Sacha Guitry.

En allant à Pontoise, vous découvrirez une ville qui a endossé le costume d’un Paris au passé révolu et d’une ville de province au charme tranquille. Sa place de la Harengerie dans le rôle d’un Montmartre du début du siècle et le centre ville dans celui d’une commune de Bretagne ou de Bourgogne, obtiennent les accessits des meilleurs décors. Les allumettes suédoises (Jacques Ertaud, 1995) , La Môme (Olivier Dahan, 2007), Le triporteur de Belleville (Stéphane Kurc, 2005), etc. Johnny Depp y est venu à 2 reprises pour La Neuvième Porte (Roman Polanski, 1998), arpentant les souterrains de la ville et ses quartiers anciens.

Un film symbole : Les Enquiquineurs

Réalisé par Roland Quignon, Les Enquiquineurs (1965) a été presque entièrement tourné dans la Vallée de l’Oise. Fils du peintre Fernand Quignon , le cinéaste et décorateur a célébré à sa manière la beauté des paysages de cette région. Cette comédie évoque la villégiature d’un subordonné qui obtient exceptionnellement de son directeur un samedi matin. Achille Eloy, alias francis Blanche, choisit alors d’emmener sa petite famille à la campagne. Entre pique-nique interrompu et pêche bredouille, rien ne se passe comme prévu. Les mésaventures s’enchaînent avec, en arrière-plan, le charme incomparable des sites de la vallée de l’Oise. Une invitation à la promenade pour un film qui mériterait d’être diffusé dans tous les Offices de tourisme de la vallée de l’Oise.

Texte écrit par Patrick Glâtre, responsable de la mission « Images et cinéma » au Conseil général du Val d’Oise.

Les étapes du circuit

Les villes visitées : 

 L'Isle-Adam >> Méry-sur-Oise >> Auvers-sur-Oise >> Pontoise

Pour des informations plus complètes n'hésitez pas à contacter les offices de tourisme concernés :

Office de tourisme de Auvers-sur-Oise

01 30 36 10 06

Office de tourisme de Cergy-Pontoise - Porte du Vexin

01 34 41 70 60

Office de tourisme de L'Isle-Adam

01 34 69 41 99

Office de tourisme de Mériel

01 34 21 50 77

Office de tourisme de Méry-sur-Oise

01 34 64 85 15

 


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